Vidéo de la semiane #19

A la rencontre de Touraya Bouabid présidente de l’AMESIP (association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire). Fondée par l’association, l’école du cirque Shems’y part du principe que les acquis du cirque ont leur pendant psychologique – équilibre, estime de soi, solidarité, confiance – et est également centrée sur la rescolarisation des enfants.

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Vidéo de la semaine #18

On parle de musique Gnaoui (masculin singulier) Gnaouiya (féminin singulier) ou tagnaouite (appellation berbèro-marocaine). Gnaoua écrit aussi Gnawa est la forme plurielle.

Avec le tourisme important et les échanges artistiques entre le Maroc et l’Occident, la musique gnawa s’internationalise grâce des influences extérieures au Maghreb tels que Bill Laswell, Adam Rudolph, et Randy Weston, qui font souvent appel à des musiciens gnawas dans leurs compositions.

Les rituels gnaoua portent une part de mystère et les entrées aux soirées thérapeutiques sont confidentielles. Au Maroc, le premier enregistrement de musique gnaoua sera réalisé sur cassettes audio en 1975.

Cette musique Gnawa enrichit les autres musiques au Maroc (dont le Rap marocain), dans le monde (fusion Jazz-gnawa, blues-gnawa, reggae-gnawa, etc.) et dans le Maghreb celle produite par des artistes franco-maghrébins (comme Gnawa Diffusion ou l’orchestre national de Barbès).Ainsi de grands standards de la musique Gnawa comme  » Allah Allah Moulana  » se retrouvent dans de nombreuses compositions.

L’étude comparée des structures des compositions musicales des Gnawas et des musiques du Golfe de Guinée montre des similitudes intéressantes. Au niveau rythmique, certaines compositions Gnaouas sont polyrythmiques binaire et ternaire (rythmes ternaires superposés sur une structure binaire de fond), et on retrouve la même structure dans les musiques du Golfe de Guinée. Les compositions d’Ali Farka Touré, notamment le titre Sega dans l’album Talking Timbuktu, en donnent un bel exemple. C’est là un indice de plus, sinon de l’origine « Guinéenne » des Gnaouas, du moins de la fécondation réciproque des cultures entre les deux rives du Sahara. Cette part africaine de la culture des pays du Maghreb est progressivement retrouvée par les sociétés maghrébines.

Pour des raisons d’opportunité financière, ces Gnawa du Maroc (qui ne sont pas tous des maalems c’est-à-dire des maitres musiciens ou de cérémonie) sortiront du rituel pour présenter leur musique à un public marocain plus large, s’inspirant en partie des troupes d’acrobates (auxquelles les marocains prêtent des pouvoirs) que l’on peut voir en particulier place Jemmaa el Fna de Marrakech ou dans les Moussem (pèlerinages auprès des marabouts). Ils vont aussi développer et inventer des acrobaties (qui ne font pas partie du rituel) et enrichir leur tenue vestimentaire (habits chatoyants et coiffe avec un long pompon sur lesquels sont cousus des cauris).

Grâce en particulier au groupe Nass el Ghiwan dans les années 1970-1980, puis au Festival de Musique Gnawa d’Essaoiura La notoriété musicale de la musique Gnawa du Maroc (voir musique marocaine) sort de l’ombre son équivalente algérienne (la musique Diwane dite Gnawa d’Algérie) qui connaît depuis peu un regain d’intérêt (voir musique algérienne). Avec les années, l’évènement s’essouffle et est accusé par beaucoup de précipiter la décadence de la pratique musicale gnawa et sa transformation en pur divertissement.

En Tunisie, cet art gnawa-Stambali semble bien porté par la population alors qu’en Égypte, la musique gnawa-Zar semble mourir. Il semble qu’il existe aussi en Libye une tradition proche du « stambali » tunisien et du Zar égyptien.

Une soirée avec l’artiste Murat Germen

Jeudi 18 avril à 19h30
Le Cube – independent art room
2, rue Benzerte, 1er étage Rabat – ville

En résidence au Cube durant le mois d’avril, l’artiste turc Murat Germen prépare un projet de documentation sur des espaces et initiatives d’art indépendants au Maroc. Un premier volet de cet état des lieux composé de photos, portraits et interviews sera présenté comme « work in progress » pendant la soirée au Cube.

 A découvrir également, une série inédite de photographies réalisées durant son séjour au Maroc et intitulée « En train de… » .

 La présentation est en langue anglaise.

Vidéo de la semaine #17

خمرية ابن الفارض

شَـرِبْنَا عـلى ذكْـرِ الحبيبِ مُدامَةً سـكِرْنَا بها من قبل أن يُخلق الكَرْمُ
لـها البدرُ كأسٌ وهيَ شمسٌ يُدِيرُهَا هـلالٌ وكـم يـبدو إذا مُزِجَتْ نَجم
ولـولا شـذَاها مـا اهتدَيتُ لِحانِها ولـولا سَـناها مـا تصَوّرها الوَهْمُ
ولـم يُـبْقِ منها الدّهْرُ غيرَ حُشاشَةٍ كـأنّ خَـفاها في صُدور النُّهى كتْم
فـإن ذُكـرَتْ في الحَيّ أصبحَ أهلُهُ نَـشاوى ولا عـارٌ عـليهمْ ولا إثم
ومِـنْ بـينِ أحشاء الدّنانِ تصاعدتْ ولـم يَـبْقَ منها في الحقيقة إلاّ اسمُ
وإن خَطَرَتْ يوماً على خاطرِ امرئِ أقـامتْ بـه الأفـراحُ وارتحلَ الهمّ
ولـو نَـظَرَ الـنُّدْمَانُ خَـتمَ إنائِها لأسـكَرَهُمْ مـن دونِـها ذلكَ الختم
ولـو نَـضحوا منها ثرَى قبرِ مَيّتٍ لـعادتْ اليه الرّوحُ وانتَعَشَ الجسم
ولـو طَرَحُوا في فَيءِ حائطِ كَرْمِها عـليلاً وقـد أشـفى لـفَارَقَهُ السّقم
ولـو قَـرّبُوا من حانِها مُقْعَداً مشَى وتـنطِقُ مـن ذِكْـرَى مذاقتِها البُكْم
ولـو عَبِقَتْ في الشرق أنفاسُ طِيبِها وفـي الـغربِ مزكومٌ لعادَ لهُ الشَّمُّ
ولـو خُضِبت من كأسِها كفُّ لامسٍ لـمَا ضَـلّ فـي لَيْلٍ وفي يَدِهِ النجم
ولـو جُـليتْ سِـرّاً على أَكمَهٍ غَدا بَـصيراً ومن راووقِها تَسْمَعُ الصّم
ولـو أنّ رَكْـباً يَمّموا تُرْبَ أرْضِهَا وفـي الرّكبِ ملسوعٌ لمَا ضرّهُ السّمّ
ولو رَسَمَ الرّاقي حُرُوفَ اسمِها على جَـبينِ مُـصابٍ جُـنّ أبْرَأهُ الرسم
وفـوْقَ لِـواء الجيشِ لو رُقِمَ اسمُها لأسـكَرَ مَـنْ تحتَ اللّوا ذلك الرّقْم
تُـهَذّبُ أخـلاقَ الـنّدامى فـيّهْتَدي بـها لـطريقِ العزمِ مَن لا لهُ عَزْم
ويـكرُمُ مَـن لـم يَعْرِف الجودَ كَفُّه ويـحلُمُ عـند الـغيظ مَن لا لهُ حِلم
ولـو نـالَ فَـدْمُ الـقومِ لَثْمَ فِدَامِها لأكْـسـبَهُ مَـعنى شـمائِلها الـلّثْم
يـقولونَ لـي صِفْهَا فأنتَ بوَصفها خـبيرٌ أَجَـلْ عِندي بأوصافها عِلم
صـفاءٌ ولا مـاءٌ ولُـطْفٌ ولا هَواً ونـورٌ ولا نـارٌ وروحٌ ولا جِـسْمٌ
تَـقَـدّمَ كُــلَّ الـكائناتِ حـديثُها قـديماً ولا شـكلٌ هـناك ولا رَسم
وقـامت بـها الأشـياءُ ثَـمّ لحكمَةٍ بـها احتَجَبَتْ عن كلّ من لا له فَهْمُ
وهامتْ بها روحي بحيثُ تمازَجا اتّ تِـحـاداً ولا جِـرْمٌ تَـخَلّلَه جِـرْم
فَـخَـمْر ولا كـرْم وآدَمُ لـي أب وكَـرْم ولا خَـمْر ولـي أُمُّـها أُمّ
ولُـطْفُ الأوانـي في الحقيقة تابع لِـلُطْفِ الـمعاني والمَعاني بها تَنْمُو
وقـد وَقَـعَ الـتفريقُ والـكُلّ واحد فـأرواحُنا خَـمْرٌ وأشـباحُنا كَـرْم
ولا قـبلَها قـبل ولا بَـعْدَ بَـعْدَهَا وقَـبْليُّة الأبْـعادِ فـهْي لـها حَـتْم
وعَصْرُ المَدى من قَبله كان عصرَها وعـهْدُ أبـينا بَـعدَها ولـها الـيُتم
مـحاسِنُ تَـهدي المادِحينَ لوَصْفِهَا فَـيَحْسُنُ فـيها مـنهُمُ النّثرُ والنّظم
ويَـطْرَبُ مَـن لم يَدْرِهَا عند ذِكْرِهَا كَـمُشْتَاقِ نُـعْمٍ كـلّما ذُكـرَتْ نُعم
وقـالوا شَـرِبْتَ الإِثـمَ كـلاّ وإنّما شـرِبْتُ التي في تركِها عنديَ الإِثم
هـنيئاً لأهـلِ الدّيرِ كمْ سكِروا بها ومـا شـربوا مـنها ولـكِنّهم هَمّوا
وعـنديَ مـنها نَـشْوَةٌ قبلَ نشأتي مـعي أبـداً تـبقى وإنْ بَليَ العَظْم
عـليكَ بها صِرْفاً وإن شئتَ مَزْجَها فَـعَدْلُكَ عـن ظَلْم الحبيب هو الظُّلم
فَـدُونَكَهَا فـي الـحانِ واستَجْلها به عـلى نَـغَمِ الألـحان فهيَ بها غُنْمُ
فـما سـكنَتْ والـهمَّ يوماً بموضع كـذلك لـم يـسكُنْ مـع النَّغَم الغَم
وفـي سـكرةٍ منها ولَوْ عُمْرَ ساعةٍ تَـرَى الدَّهْرَ عبداً طائعاً ولك الحُكْم
فلا عَيْشَ في الدُّنْيا لمَن عاشَ صاحياً ومَـن لم يَمُتْ سُكْراً بها فاته الحزم
عـلى نـفسه فليَبْكِ مَن ضاع عُمْرُهُ ولـيسَ لـهُ فـيها نَصيبٌ ولا سهمُ

Le corps et l’espace

Conférence: l e c o r p s e t l’ e s p a c e
Dimanche, le 14 avril 2013 à 16 heures au Anciens Abattoirs de Casablanca

Lors de la clôture de l’exposition « le corps et l’espace », Dimanche 14 avril à 16 heures, Karim Rouissi et Lisa Schmitz vont donner une conférence sur les thèmes suivants :

Karim Rouissi
Une friche, un quartier, une ville …

«L’Battoir»: Expérience pionnière témoin de la volonté d’une nouvelle génération d’artistes et d’acteurs culturels de se positionner à l’avant-garde de la création culturelle.
«L’Hay»: Quartier mythique, lieu de toutes les dynamiques (sociale, économique, politique, culturelle).
«Casa»: Considérée comme l’une des créations urbaines majeures du 20ème siècle, Casablanca demeure comme un lieu d’expérimentations et de modernité.
Karim Rouissi, habite à Casablanca. Architecte DPLG diplômé de l’école d’architecture de Toulouse en 2001, enseignant chercheur à l’école supérieure d’architecture de Casablanca et vice-président de l’association Casamémoire.

Lisa Schmitz
Précherche- stratégies d’espace artistiques

Les stratégies d’espace contextuelles comme des méthodes ‘précherchantes’ forment un facteur essentiel dans la pratique artistique. Lisa Schmitz présenterait et parlerait sur ses projets réalisés comme artiste dans le domaine privé et publique dans plusieurs pays pendant les années passées. La présentation est suivie par des actions et installations des étudiants crées dans des workshops et séminaires interdisciplinaires à Berlin, Moscou et Casablanca.
Lisa Schmitz, artiste, habite à Berlin. Etudes: Art, histoire de l’art, philosophie, ethnologie, pédagogie de l’art, design textile, études des langues romanes. Expositions en Allemagne et à l’étranger. Professeur invitée en Allemagne et en Russie, enseignant stratégies d’espace expérimentales

L’exposition « le corps et l’espace » est encore ouvert jusqu’au 14 avril 2013 présentant des œuvres réalisées dans un workshop organisé par Lisa Schmitz en collaboration avec Karim Rouissi, Bechar El Mahfoudi et Sabiha Kadmiori pour les créateurs et étudiants en architecture, en art, mode et design textile.

Les artistes peintres de l’atelier Said Qodaid exposent au TNMV

Exposition de peinture
du 4 au 9 Avril 2013 au Théâtre National Mohammed V de Rabat
Expo avril

L’atelier Said Qodaid, un laboratoire de talents, Créé il y a une dizaine d’années, à l’initiative de Said Qodaid, peintre plasticien de renom, l’atelier a depuis contribué à la formation de plus d’une centaine d’artistes. Sa notoriété n’est plus à faire. C’est aujourd’hui une adresse incontournable pour tous ceux qui désirent s’initier ou se perfectionner dans les techniques de peinture. Il s’agit d’un atelier collectif où tous les membres tiennent à partager leurs expériences respectives. Le travail en atelier constitue avant tout une opportunité créatrice et permet l’épanouissement personnel de chacun. Il a pour vocation de libérer les talents. L’artiste est face à sa toile, libre, le maître guide mais ne dirige pas. Ainsi, chacun se lance dans cette aventure pour des raisons qui lui sont propres. Certains par désir de côtoyer le beau, d’autres par nécessité de voyager dans un espace intemporel, d’autres encore pour des besoins thérapeutiques.  Le concept d’atelier d’échange et de création, par son statut non académique joue un rôle complémentaire par apport aux écoles des beaux arts. Plus souple dans ses modalités de fonctionnement, il offre une belle opportunité à celles et ceux qui sont venus tardivement à l’art de s’exprimer et contribuer ainsi à l’éveil esthétique.