Artistes non encore estampillés placement possible

« Artistes étrangers non encore estampillés placement possible »
Exposition du 1er Août au 14 septembre 2013 à la galerie Fan-Dok
19 artistes étrangers de Russie, Belgique, France, Angleterre, Colombie, Espagne, Allemagne et Tunisie exposent leurs travaux
Francesca Brenda colombienne

Pourquoi ce choix ?

Les artistes étrangers ont toujours fait partie de l’histoire de l’art d’un pays et participent à son actualité et pourtant de nombreux talents parmi eux ont du mal à trouver leur place au Maroc. Cette exposition est l’occasion de proposer une réflexion sur l’attitude des amateurs d’art envers l’art des étrangers dans notre pays.
Depuis maintenant plus d’une vingtaine d’années que je côtoie artistes et amateurs d’art au Maroc, j’ai pu constater que ces derniers préfèrent généralement acheter les œuvres d’artistes marocains. Je ne considère ici ni les orientalistes ni les artistes étrangers qui sont reconnus au niveau international et qui se disputent la vedette dans les salles de vente marocaines quand on peut les trouver, mais les jeunes et moins jeunes artistes qui tentent leur chance sous le ciel marocain.

Depuis sa création, la galerie Fan-Dok propose des expositions qui tiennent compte uniquement de critères de sensibilité artistique en prenant en compte les artistes étrangers qui enrichissent la scène culturelle marocaine. Lors des expositions collectives d’artistes par région la galerie a présenté des artistes étrangers qui se sont installés dans la dite région comme Louis d’Hauterives à Sidi Ifni, Didier Chenu à El Jadida, Jean Claude Laffitte à Kénitra ou encore Jean François Portaëls, Michel Nachef, Roger Davis (et beaucoup d’autres) lors de l’exposition réalisée pour célébrer les 100 ans de Rabat, Rabat et ses artistes plasticiens : 1912-2012
Les artistes du monde ont aussi été présents lors des expositions thématiques aux cotés des artistes marocains comme Jean Bernard Yaguiyan dans l’exposition Anecdotes du quotidien ou encore Gérard Bayssière et Gabrielle Boiselle dans La Fantasia ou encore Manuel Montero dans Le langage du corps sans compter les artistes qui ont connu des expositions individuelles comme Imad Mansour, iraquien, Francesca Brenda Mitterand, colombienne, Guennadi Vassilkov, russe et quelques autres.

Contrairement à la dernière exposition Trois artistes étrangers de Rabat où les artistes ont choisi de présenter leur vision du Maroc, cette exposition nous donnera à voir le travail respectif de chaque artiste au-delà de la trace de l’influence marocaine sur leur production. L’art étant l’expression de sensibilités humaines qui dépasse les contingences des frontières et des cultures, il est donc question d’ouvrir la scène artistique aux étrangers de la même manière qu’aux marocains.

Les artistes présentés sont :

Christina Torres, artiste peintre colombienne vit à Fès. Après un Magistère d’Arts Plastiques à l’Université Nationale de Colombie, Medellín et des résidences d’artistes dans plusieurs pays elle réalise un travail entre réalisme et symbolisme qui crée un temps de suspension pour celui qui le regarde.
Bertrand Clavaud, artiste photographe français et voyageur a vécu son adolescence au Maroc et est retourné à Rabat depuis une dizaine d’années. Ses travaux au flou vraiment artistique concernent autant Tokyo, Tanger, que l’humain d’une manière plus globale.
Marie Pierre Flechet, décoratrice et artiste autodidacte française. Après Marrakech, elle a élu domicile aujourd’hui à Agadir où elle ne trouve toujours pas le temps de se consacrer à la peinture, happée par de nombreux projets de décoration.
Louis d’Hauterives, artiste plasticien Belge vit à Sidi Ifni et est connu pour ses grands pastels de chiens et pastels du sud marocain.
Manuel Montero, artiste plasticien et poète espagnol vit à Paris et est très attaché au Maroc, il travaille essentiellement sur le corps.
Francesca Brenda Mitterand colombienne de Bogotta vit entre Changaï et Paris. Elle a été présentée au Maroc la première fois par feu Mao Berrada à la galerie AlifBa. Ses portraits ont été montrés au Maroc depuis de nombreuses années notamment à Casablanca, Marrakech, Essaouira et Rabat
Sonia Gargouri, artiste belge et tunisienne, vit à Casablanca et est souvent sous l’emprise de ce qui du Maroc lui rappelle sa Tunisie natale.
Jean Claude Laffitte, photographe Français, devenu kénitri depuis plus d’une décennie est inspiré par le paysage marocain dans ce qu’il offre de sa lumière au quotidien et est aussi inspiré par le travail de quelques artistes marocains dont il connait bien le parcours.
Jean Bernard Yaguiyan, photographe français est devenu marrakchi voilà de nombreuses années, lui aussi est attiré par vie quotidienne au Maroc comme avec les oranges de Jamaa Lfna ou les portes d’Azemmour.
Gérard Bayssière, photographe français, natif de Fès est revenu aux couleurs de la fantasia qu’il aime aller regarder et photographier dans toutes les régions du Maroc.
Louise Cara, française d’Avignon, très attachée à Fès, elle y revient autant qu’elle peut nous dit-elle, et son travail est largement emprunt de ses séjours fassis.
Didier Lechnu, artiste français qui vit entre El Jadida et Essaouira où il réside régulièrement ces deux dernières années, continue à nous étonner avec « ses ardoises insolentes ».
Isabelle Aubry, artiste française et Marrakchie d’adoption nous présente des tapisseries de zellidges.
Jean Claude Forez, artiste voyageur français. Je l’ai rencontré à Essaouira lors d’un festival où j’ai été séduite par ses travaux emprunts de géométrie et de couleurs qui font vibrer les surfaces.
Gabrielle Boiselle, photographe allemande qui court les plus importants Haras du monde, a bien sûr, été touchée par notre fantasia nationale
Guennadi Vassilkov, artiste peintre et sculpteur russe navigue quant à lui entre Marrakech et Rabat et nous propose des travaux abstraits d’un bleu poétique.
Luis Esteban Polo, architecte et artiste espagnol vit à Rabat et présente des aquarelles croquées près du marché central à Rabat.
Roger Davis, artiste peintre anglais qui vit depuis près de 20 ans au Maroc est un fin observateur de ce qui l’entoure et nous le propose dans un figuratif loin du pittoresque.
Laeticia d’Oultremont, jeune artiste belge a une grande maîtrise des couleurs et des matières. Ses aquarelles et huiles traitent des paradoxes tradition/modernité de la société marocaine.

Une quarantaine d’œuvres sont présentées, des œuvres qui n’auraient pas trouvé leur place côte à côte dans une exposition thématique car leur seul raison d’être accrochées ensemble est le fait que leur auteur est d’une nationalité autre que marocaine. Les œuvres ont été sélectionnés au fur et à mesure des années, on va trouver des œuvres de 1997 à 2013, et l’accrochage a obéi aux règles qui sont celles où chaque œuvre trouve sa place sans faire de l’ombre à l’autre.

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Programme des Villas des Arts

Signature du nouveau roman  » L’épreuve de la passion  » de Mamoun Lahbabi.

Résumé du roman : Peu de joie rythme la vie de Lamia. Ni le luxe tapageur d’un milieu nanti, ni les voyages aux quatre coins de l’Europe n’attisent son goût de vivre. Et puis cette rencontre fulgurante qui investit sa vie jusqu’à l’absorber. Dès lors, Lamia mène une existence en montagne russe, tantôt dans l’extase de sa passion, tantôt dans le tourment d’une double vie.

Ce roman est à la fois celui de l’heur et du malheur. Il raconte le vertige de l’amour et la fréquentation des tourments. C’est un roman qui conjugue conviction et renoncement en évoquant quelques scènes d’une société qui a encore mal avec sa réalité. C’est un roman sur la résignation qui déroule l’existence inaboutie de personnages qui peinent à se révéler à eux-mêmes leurs propres vies.

Modérateur : l’écrivain Habib Mazini
Date :
17 juillet 2013 à 22h00
Lieu : Villa des Arts de Casablanca
Entrée libre. Places limitées.

Soirée Gharnati avec maitre Ahmed Piro et Bahaa Randa

Date : 17 juillet 2013 à 22h00
Lieu : Villa des Arts de Rabat

Le Tarab gharnati s’appuie sur le concept de nouba et sur une terminologie presque identique à celle de la musique andalouse marocaine dite « al Ala ». Cette musique arabo-andalouse rend hommage à la ville de Grenade ; dernier bastion arabe d’Andalousie.
Comme tout art authentique, cette musique a réussi à se perpétuer au fil des siècles, grâce à des maîtres incontestables qui ont su, créer autour d’eux les conditions nécessaires pour ne pas rompre la chaine de la transmission. Parler de l’Ecole de Rabat, nous ramène automatiquement à reconnaître le travail accompli par l’incontournable Ahmed Piro, l’un des piliers de cet héritage musical.
Conscient de la portée de cet art ancestral, Ahmed Piro, continue à former, encadrer, encourager, écouter et valoriser une panoplie de jeunes artistes animés par la passion, l’ardeur et la volonté. Le large public a eu l’occasion de découvrir à ses côtés la jeune Bahaa Ronda, disciple appliquée suivant scrupuleusement les traces de son maître. Issue d’une famille mélomane, elle perpétue avec son style, cette tradition ancrée à jamais. Des son jeune âge, la jeune artiste s’est intéressée à la musique arabo-andalouse, notamment le Chant Gharnati grâce à son maître Ahmed Piro.

Pour perpétuer cet héritage artistique de l’Andalousie et le préserver, Mohamed Amine Debbi, brillant membre de l’orchestre Chabab Al AndalousI, continue à œuvrer a coté d’autres jeunes disciples, pour la promotion de cet art singulier.

Programme Culturel aux abattoirs de Casa

Rencontre de Racines: Mercredi 3 juillet à 19h30

Pour clôturer cette troisième saison des Mercredis de Racines, l’association recevra M. Mohammed El Maazouz, membre du bureau politique du Parti Authenticité et Modernité. Le débat sera modéré par Abbas Msefer, membre de l’association Racines.

Aji Tferraj f lbatwar: Vendredi 5 Juillet à 19h30

Né sans ski aux pieds: 1996, 18mn (noureddine Lakhmari)
Le réalisateur Noureddine Lakhmari sera présent à la Fabrique Culturelle pour la présentation de son court métrage.

Number One: 2009, 86mn (Zakia Tahiri)

Aji Tferraj f lbatwar: Samedi 6 Juillet à 19h30

Peau d’âne: 1970 (Film d’animation), 90mn (Jacques Deny)